top of page
pexels-pixabay-207756.jpg

Éducation et animation

Nous nous efforçons d'être au plus prêt du terrain. Merci de nous faire part de vos retours pour améliorer le contenu de nos ressources.

pexels-norma-mortenson-8457622_edited.jpg

C'est à la fois mener les 3 séances de préventions minimales par an (dont une au moins sur les violences), adaptées à l'âge des enfants, et veiller au quotidien à un climat de respect, d'écoute et de responsabilité.

Sans quoi l'éducation se fera ailleurs, et souvent pour le pire et sans possibilité de parler.

École_élémentaire,_1_edited_edited.jpg

Quand les adultes violents sont des collègues

C'est une réalité massive et pourtant pas prise en compte : de nombreux enfants / ados sont victimes de pros travaillant directement à leur contact. Comment ne pas détourner le regard, garder le cap de la protection de l'enfance, sans paniquer ?

3 par classe_edited.jpg

Repérer les enfants victimes

Comment repérer les enfants victimes ? En quoi est-ce notre rôle ?  Avec l'aide de qui ? Quels sont les"outils" à disposition ? Et que faire quand un-e enfant parle ?

pexels-emma-bauso-1183828-2253879_edited.jpg

Quand les adultes violents sont les parents

80% des violences sexuelles ont lieu dans les familles : environ 2 enfants par classe sont concerné-es par l'inceste dès le  CM2 (et 3 en général pour les VS). A cela il faut ajouter les victimes de violences psychologiques, physiques, de maltraitance par négligence et de violences éducatives ordinaires.

Parler pour l'enfant c'est un risque énorme. Comment les protéger ?

Plainte en ligne.png

Comment signaler les violences dans le plus grand intérêt de l'enfant ? Quelles démarches ? A qui en parler ? Et que faire si on a "juste" un doute ? Et si l'équipe ou la hiérarchie minimise les faits ? Ou ne veut pas se mettre à dos l'agresseur ?

pexels-mikhail-nilov-7929419_edited.png

Quand les enfants / ados violents sont les agresseurs

Socialisé-es par des familles parfois violentes, et avec la montée d'un internet sexiste et trans- et homophobe haineux et dégradant, notamment via les réseaux et l'accès précoce au porno, les enfants et ados violents doivent être arrêté-es mais aussi protégé-es.

Signalements des violences sur mineur-es : les généralités

Toutes les bases en urgence :

Signalements, IP en cas de violences sexuelles :
un document cadre pour l'Education Nationale

Comment agir réglementairement et selon qui est l'agresseur : parent, adulte extérieur, professionnel, autre enfant/ado. L'essentiel est dans ce guide, fruit d'un travail de concertation entre tous les services concernés (Académie, Services Médico-Sociaux et Police/Justice) au sein du département pilote qu'est la Seine-Saint-Denis. Il commence à dater, mais il doit service de guide en la matière.

Signalements, IP : être préparé-es !

Elle va vous raconter ça l'air de rien lors d'une sortie alors que c'est l'heure de partir. Il va se confier entre deux portes alors que vous devez filez à la réunion. Et vous allez pourtant devoir prendre le temps de l'écouter, de noter précisément ce qu'elle/il vous a confié, de prendre autant que possible les bonnes décision, avec calme et détermination. 

Pour cela, mieux vaut être préparé-e !

​

Préparation personnelle :  savoir que plusieurs enfants dont vous avez la charge vivent des horreurs (peut-être inimaginables dans votre quotidien à vous - et que c'est le leur).  

Et concrètement : 

1 /  toujours avoir un calepin (ou à défaut son téléphone) pour noter 

2 /  toujours avoir sur ce calepin et dans votre téléphone les contacts  regroupés ensemble :

- du CFCV

- de la PNAV

- du parquet mineurs (Procureur de la République) de votre lieu d'exercice :

- des UMJ (unités médico-judiciaires) :

- de la CRIP de votre lieu d'exercice : 

- de votre supérieur-e hiérarchique :

​

 

 

 

 

(attention à la confidentialité : ne laissez pas le nom de l'enfant au cas où cela tomberait entre de mauvaises mains).

​

Signalement et IP en cas de violences sexuelles : il n'y a pas à choisir

1/ Quand est-ce qu'on doit seulement faire une information préoccupante (IP) à la cellule départementale (CRIP) et quand est-ce qu'on doit signaler au Procureur / à la Police ?

​

- Les Informations Préoccupantes (doublées d'un avis à la hiérarchie)

Les IP disent bien ce qu'elles sont : on se limite aux informations préoccupantes quand il n'y a rien de tangible, mais des éléments assez nombreux pour qu'en tant que professionnel-les, on soit assez préoccupé-es pour en faire part aux services sociaux départementaux (via, les Cellules de recueil des IP : les CRIP). 

​

- Les signalements (doublés d'une IP et d'un avis à  la hiérarchie) :

Quand des faits de violences graves sont avérées, tout citoyen, et d'autant plus s'il/elle est professionnel-le de l'enfance, a le devoir de faire un signalement.  Les violences sexuelles sont des actes graves et souvent accompagnées d'autres violences. Vous avez le devoir légal (article 40 du code de procédure pénale) de signaler au procureur le plus rapidement possible. Pour ce faire, la plateforme spécialisée de la Police Nationale reste le plus rapide et le plus ajusté. Vous pourrez demander la marche à suivre (remettre l'enfant ou non à ses parents dans l'heure qui vient ? L'accompagner à l'unité médico-judiciaire ?).

​

- Que faire quand on n'est pas sûr-e ? On contacte les services médico-sociaux scolaires et on appelle une asso spécialisée / on écrit à la PNAV : sans attendre !

​​

+

​

2/ Quels problèmes supplémentaires rencontre-t-on en tant qu'enseignante, AESH, ATSEM, animatrice, intervenant associatif ? 

​​

- Les services médico-sociaux au sens large (médecins, infirmières, psy, assistantes sociales) gèrent tout en interne et vous déresponsabilisent.

Ils sont souvent les seuls formés (quand il le sont) : leur avis et leur fonctionnement habituel fait donc autorité, d'autant qu'ils et elles  travaillent avec la hiérarchie de manière souvent plus rapprochée.  

Premier problème : les services sont surchargés.

Deuxième problème : ils ont souvent l'habitude de gérer seuls ces questions de violences, considérant c'est le cœur de leur mission mais cela ne fait pas partie des missions du personnel pas formé (enseignant-es, animateur-ices, AESH, documentaliste...) Or c'est à vous que l'enfant ou l'ado c'est confié : et ce n'est pas pour rien : elle/il vous fait confiance (pas de chance !).

Troisième problème : ils et elles peuvent avoir une pression plus directe de la hiérarchie (qui peut être très pro-active mais aussi ne pas souhaiter que ça fasse de vagues).

​

--> C'est donc vous qui devez traiter la question et donc décider de faire un signalement et au moindre doute - et ce même malgré l'avis contraire de la psy ou de l'infirmière - de contacter la ligne Violence Sexuelle dans l'enfance 0805 0802 804 et/ou la PNAV. 

Solution sur le long terme : créer une vraie politique de protection de l'enfance, pro-activement, au sein de votre établissement et de votre circonscription, en lien avec tous les partenaires : discuter de ces questions en amont, y compris s'il y a divergence, cela permet que ce ne soient pas les enfants qui en fassent les frais le jour J. Les équipes médico-sociales sont au cœur d'un dispositif plus large... encore faut-il qu'il existe, qu'il se coordonne et que chacun-e reste responsable de ses actes, en fonction des textes de loi et de la protection des enfants.

​

- Les institutions ne suivent pas (voire pire) ?

Nous ne sommes pas formé-es par notre hiérarchie (qui n'est pas formée non plus en général). mais devons l'en informer : a priori pour agir en équipe, c'est même le premier réflexe. Mais le premier réflexe de la hiérarchie peut être d'étouffer l'affaire (par manque de formation ou par crainte des "vagues").  

Quand par exemple on se retrouve face à de tels propos : "les parents ne vont pas être contents, ça va faire des problèmes, vous n'imaginez pas!" ou bien "Ce sont les parents, on a le devoir de les informer, d'autant plus si ce sont eux qui sont mis en cause" ou encore " mais qu'est-ce qui vous a pris de mettre ça dans la tête des enfants ?!" (après une séance de prévention) ; ou bien même   "on en a informé la hiérarchie et les services sociaux,ça suffit"  : ce peut être juste en cas d'absences répétées injustifiées ou de comportements préoccupants, mais jamais s'il y a dénonciation de violences graves, dont les violences sexuelles font partie).

​​​​​

-->  vous appuyer sur les recommandations de l'inspection académique de Seine-Saint-Denis, ainsi que les textes de loi, dont l'article 40 du code de procédure pénal, faisant obligation de signaler des agressions sexuelles.

​

-->  externaliser (à la police spécialisée, la PNAV, aux associations spécialisées comme le CFCV), ce qui ne veut pas dire se désinvestir? Cela permet de pouvoir survivre à la situation, d'avoir du recul et de garder en tête l'intérêt supérieur des enfants, et donc de garder une marge de manœuvre et sa capacité d'action depuis son rôle professionnel. Cela permet aussi à l'action de protection des enfants de sortir du système mortifère d'une institution qui n'en fait pas du tout sa priorité. Et enfin, cela permet de ne pas être trop seule.

​

--> rester autonomes & si possible travailler en équipe : connaitre les procédures propres à votre situation (professionnelle ou pas) mais ne pas s'y soumettre si elles contredisent l'intérêt des enfants et la loi. Outre les articles de loi, vous pouvez rappeler à la hiérarchie, avec le soutien d'un syndicat défenseur des enfants, qu'un document cadre existe. 

​

--> en fonction de l'âge, continuer d'informer les victimes et les adultes protecteur-ices concernées puissent s'autonomiser pour protéger les enfants et les soutenir dans cette épreuve avec des supports extérieurs et reconnus : voir la liste des assos d'aide.

 

CAS CONCRETS DE "ZONE GRISE"

 

1/ Des jeux d'enfants, du "touche pipi"

- Non mais là il s'agit juste de jeux d'enfants ! 

- Quoi ? Mais elle l'a plaqué au sol et s'est frotté sur lui pendant 5 minute alors qu'il disait non !

- Mais elle fait ça à tous les enfants...

- Raison de plus !

 

--> il faut en effet protéger les autres enfants, mais aussi protéger l'enfant en question, sans le diaboliser. Et peut-être que les choses sont allées plus loin ? En parlant avec la psy scolaire (il y en avait encore une), la petite a pu révéler qu'elle assistait aux actes sexuelles de sa mère avec ses partenaire dont certains pouvaient être dangereux pour elle.

​

2/ Du harcèlement sexuel entre pré-ados (c'est déjà un délit, la zone ne devrait plus être si grise, et pourtant...)

- Ok, le coupable a été puni, maintenant, ça suffit, on passe à autre chose, on va pas en faire un monstre non plus, il a compris, là.

- Et puis on est tous passés par là, hein les gars ! [sans commentaire]

- Mais la victime a toujours peur de lui.

- Enfin le problème c'est surtout ses parents, ils sont super en colère contre nous. Le père est même venu dire au gamin qu'il allait lui casser le bras s'il s'approchait de sa fille, et il veut le faire mettre ne foyer.

-

-> au final, l'enquête de police aura montré entre autres qu'il y avait d'autres harceleurs (mais blancs et de "bonne famille") et à ce titre protégés par le père de la victime et une partie de l'institution scolaire. Par ailleurs, l'agresseur montré du doigt (pauvre et racisé) avait besoin d'un accompagnement familial un peu plus étayé car ses grands-frères lui avaient montré du porno et que sa mère qui devait enchainer 2 emplois ne pouvaient pas s'en rendre compte.

 

 

EXEMPLES DE VIOLENCE INSTITUTIONNELLE

(toute ressemblance avec la réalité et fortuite)

​

Exemples de non-assistance à mineurs en danger où la hiérarchie va se décharger sur le personnel en cas de problèmes ultérieurs :

- consignes hiérarchiques orales d'informer uniquement la hiérarchie ou l'assistante sociale et de ne plus rien faire ensuite, avec gestion purement en interne - ou déjà mieux mais très insuffisant : une information préoccupante à la cellule départementale  en cas de viol dénoncé, mais pas signalement au procureur de la République. Pour rappel, en tant que citoyen ou professionnel, vous êtes tenus par la loi à faire un signalement au moindre doute.

- consignes orales d'informer les parents immédiatement en cas de dénonciations d'inceste... pratique pour faire taire l'enfant;

- inversement consignes orales de ne pas informer les parents  si c'est un personnel de l'école qui est mis en cause.

​​

Les exemple récents montrent malheureusement que les institutions - volontairement ou non - peuvent se positionner du côté des agresseurs, par exemple par "neutralité" ou parce que "ce n'est pas leur rôle de se substituer à la justice". L'Education Nationale et les collectivités territoriales doivent affirmer dans leurs réglementations internes et dans leurs fonctionnements-mêmes la protection de l'enfance comme priorité absolue, en accord avec la Convention internationale des droits de l'enfant et les recommandations de la CIIVISE.

Les recommandations de la CIIVISE pour les administrations et l'éducation nationales sont retrouvables ici : 

Un cadre d'action sur le long terme :
les préconisations de la CIIVISE pour les métiers de l'enseignement et de l'animation

Nos principales missions

Asem, animateurs et enseignants de la maternelle au lycée, et même à l'université, nous nous retrouvons à plusieurs endroits de la chaine de prévention, de soin, de signalement et de protection.

 

La principale mission est de mettre en place l'Education à la Vie Affective, Relationelle et Sexuelle, l'EVAR(S), dans le plus grand respect des enfants/ des ados : mais quasiment rien n'est fait depuis la loi de 2001. Comment enfin faire notre métier de profs alors qu'environ 3 enfants par classe de CM2 ont subi des violences sexuelles ? Comment le faire de manière adaptée, dans un climat apaisé ?

 

Et en amont comment cultivons-nous le respect des enfants/des ados et leur écoute, au quotidien ?

 

Et que faisons-nous quand des collègues ou des parents sont auteur-ices de violences ?

​

Pour mieux nous y retrouver, on va se baser sur :

- les préconisations de la CIIVISE;

- les textes réglementaires;

- les ressources à disposition;

- les difficultés et les réussites rencontrées sur le terrain, notamment grâce aux réflexion des collègues et des syndicats.

Ressources et actions syndicales

Les sections syndicales qui se mobilisent sont aussi celles auprès desquelles vous pourrez trouver plus facilement de l'aide concrète. Voici des ressources glanées : syndicalistes ou pas, n'hésitez pas à en proposer d'autres.

Sud-éducation

Actualité : les graves dysfonctionnements de l’Éducation Nationale et du périscolaire

Suite au scandale de Bétharram, à celui de Riaumont, les dénonciations de maltraitances systémiques par d'autres collectifs d'anciens élèves d'écoles privées (sous contrat) sont enfin pris en compte par les élu-es.  Une commission d'enquête parlementaire transpartisane a été crée - mais uniquement pour les écoles privées. Comment l’Éducation Nationale et le Ministère de l'Intérieur (responsable des cultes) ont-ils pu laisser faire pendant tant d'années ? Alors même qu'une commission d'enquête avait déjà été demandée auprès de l'Assemblée Nationale (refusée au nom de la prescription) et auprès du Sénat (refusée car des affaires étaient en cours) en 2018 ?  Comment et pourquoi des élus et des professionnels au plus haut niveau de l’État ont-ils fermé les yeux, voire tenté à plusieurs reprise d'étouffer les affaires ? Comment se fait-il que lancer l'alerte puisse mettre en danger celles et ceux qui ont le courage de le faire?

 

Comment faire pour que ça change ? Qu'en apprendre pour mieux agir en tant que professionnels, parents, jeunes concernés ? Commençons par écouter les victimes.  Et menons une réflexion de fond plus large :

Qui sont les victimes ? Qui sont les agresseurs ? Quelle est leur stratégie ? Quelles sont les suites judiciaires ?

Un compte-rendu essentiel du CFCV (2016)

1/ Pourquoi le fait que 3 enfants par classe soient concerné-es ne constituent toujours pas une priorité nationale ? Pourquoi n'y a-t-il pas de Ministère de l'Enfance en charge notamment de coordonner la lutte contre les violences ? Comment depuis nos places agir malgré cela ?

​

2/ Pourquoi les séances de prévention - et plus largement l'Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle - ne sont-elles pas mise en place (sauf dans 15% des cas) ? Et ce depuis  24 ans ? En quoi cela contribue à l'absence de repérage et de suivi des victimes ? Comment y remédier ?

​

3/  Quels sont les dysfonctionnements propres à l’Éducation Nationale par rapport aux agresseurs et aux mis en causes  ? Comment y remédier depuis nos places ?

- Pourquoi l'intérêt supérieur pris en compte dans les circulaires  est-il celui du service et de la protection du personnel  ? Celui, essentiel, pour un-e enfant, à ne pas être violé-es, agressé-es, maltraité-es , ne devrait-il pas prévaloir ?

- Où en est l'action des cellules de communication interministérielle (Justice/Éducation Nationale) mises en place par Mme N. Vallaud-Belkacem alors que le Ministère dit ignorer tout suivi de la justice quelques années après ?

- Les cellules de crises rectorales ne servent-elles pas d'abord à régler le problème entre professionnels concernés, sans prendre en compte les enfants et les familles (dans le cas où c'est un membre du personnel qui est accusé) ?

bottom of page